Compte rendu de l'Assemblée Générale 2017 de notre Association

Par Anne VAGUER, Chantal et Christian CADOUL

Mardi 16 mai 2017

Nous sommes accueillis à l'" Hôtel Continental *** " de Condom (Gers) à partir de 16 h avec, comme à nos habitudes, remise des badges et des clés de chambre.

Nous sommes cette année 41 participants, originaires aussi bien de la région que d'autres lieux (certains ayant fait 800 km pour venir de la Côte-d'Or, de la Loire-Atlantique, de la Ville-de-Paris, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, des Hauts-de-Seine, du Rhône, du Val-de-Marne).

L'hôtel est au bord de la Baïse qui, depuis 1922, est dédié uniquement à la navigation touristique.

Et dès l'apéritif, nous commençons notre découverte de la région en buvant un Floc de Gascogne.

Mercredi 17 mai 2017

Nous prenons place dans le car dès 9 h, avec le guide Jean LABAT pour aller découvrir certains des plus beaux villages de la Ténarèze.

Le Gers fait 6 500 km2 et comprend 463 villages.
Son point culminant est de 361 mètres : le mont Cassin.
Après avoir eu 31 cantons, il n'y en a plus que 17, mais il y a 34 conseillers départementaux (2 par cantons).

On compte 750 églises et 360 châteaux (dont 150 restent privés).

C'est un département essentiellement agricole :
* au Nord, ce sont les grandes plaines céréalières : blé, orge, colza ;
* au Sud (dans les vallées), il y a le bétail ;
* à l'Est, il y a 22 000 hectares de vignes.

Un nouveau produit cultivé est le lin, pour en faire de l'huile.

On trouve également un conservatoire de la figue (avec 160 variétés).

Le Gers est également le 1er département de naissance des chevaux de courses.

La Ténarèze se trouve sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (commune située dans la province de La Corogne, en communauté autonome de Galice) par Saint-Jean-Pied-de-Port (commune du département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine) et est une région viticole (on y produit du Floc blanc et rouge).

La terre est argilo-calcaire.

C'est l'une des 3 régions à être autorisée à produire de l'Armagnac :
* le Bas Armagnac, à l'ouest (un arôme de violette) ;
* la Ténarèze, au milieu (arôme de pruneau) ;
* le Haut Armagnac, vers Auch à l'Est (arôme de vanille), mais il n'y a presque plus de production dans cette partie.

On y trouve également des bastides (seulement 14 départements en ont).
Il faut savoir qu'une bastide est une fondation nouvelle, établie au retour des croisades.
Seule condition pour venir y vivre : être marchand.
On fait venir un géomètre pour borner les pâtés de maisons.
On donne gratuitement aux gens un terrain de 5 mètres sur 7.
Ils ont 3 ans pour construire au minimum un rez-de-chaussée, dans lequel ils installent leur boutique (aujourd'hui des logements).

Il y a un consul par quartier, élu pour un an à la Sainte Catherine (25 novembre).
Le consul est l'équivalent de notre maire actuel. Il a droit de basse justice.

Il y a également un bayle, qui est le représentant du roi.

Il faut également savoir que si les Sarrazins ont été battus à Poitiers en 732, ils sont toutefois restés en France beaucoup plus longtemps. Ces derniers ont quitté Narbonne en l'an 1020 seulement. Ce qui explique qu'ils nous aient laissé certaines choses ou certains mots (comme l'alambic qui vient de l'arabe al 'inbïq lui-même emprunté au grec tardif ambix = vase).

Nous nous dirigeons tout d'abord vers Fourcès.

C'est une bastide ronde unique en France, avec une place entourée de " couverts ".
Dans les bastides, les rues se coupent à angles droits pour en améliorer les défenses.
Il y a eu un château (castelnau) au centre.
Les anglais ont occupé la région, mais un roi de France a fait raser le château.

Un siècle plus tard, le roi rend la Seigneurie à la famille d'origine, qui reconstruit le château en style Renaissance, en bordure du village.

Des fouilles en 1976 ont fait ressurgir les fondations du château primitif.

Il y a également une tour de l'horloge, qui possédait un escalier qui montait jusqu'en haut pour permettre de surveiller les environs. Cette tour semble appartenir au même bâtiment que le château.

Nous allons ensuite à Montréal-du-Gers, 1re bastide de France, construite en 1252, sous Louis IX (futur Saint Louis), et capitale de la Ténarèze.

Il y a des arènes, pour les courses landaises.

Sous les maisons, il y a des arcades nommées " garlandes ".

Au centre de la place une fontaine.

Quant à l'église, elle est en dehors de la bastide.

À l'extérieur se trouve un " enfeu " ouvert pour les défunts (casier étanche en élévation, destiné à recevoir un cercueil ou une urne funéraire. Il correspond le plus souvent à l'espace où un tombeau est encastré dans l'épaisseur du mur d'un édifice religieux (église, cimetière)).

Puis, nous reprenons le car pour nous rendre dans l'enceinte fortifiée de Larressingle, village fortifié commandé par les abbés de Condom.

Ses fortifications n'ont rien à voir avec celles de Carcassonne (Aude) (création de Eugène Emmanuel VIOLLET-le-DUC dit Viollet-le-Duc).

Il y a des douves sèches (5 m. de profondeur sur 7m. de large) et un pont-levis dormant (œuvre d'architecture défensive, intégrée à une structure fortifiée, dont il est généralement un des rares accès possibles et pouvant être facilement contrôlé.
Il peut être soit :
- un pont établi sur un fossé et qui est fixe, contrairement au pont-levis ;
ou
- la partie fixe du pont à laquelle est rattaché le pont-levis. Sa position est dite dormant.

L'appellation dormant ou dormante fait donc référence à l'immobilité de cette structure d'accès, par opposition à la mobilité du pont-levis).

Ce château a appartenu au Marquis de Montespan, époux de la maîtresse de Louis XIV.

Au XIXe siècle, on perce des fenêtres.

L'église romane Saint Sigismond est assez ancienne.
Elle a une voute en coupole, ce qui permet une bonne acoustique.
Ses vitraux sont récents (1972).

Charles de Foix (de la famille des Comtes) l'agrandit au XVe siècle en profondeur.

Mais elle ne sert plus que pour des enterrements et des mariages.

À l'extérieur, nous découvrons des roses vertes ou " chimères ".

Après le déjeuner à l'hôtel, nous partons à pied à 14 h 30 pour visiter Condom (Condom-en-Armagnac). C'est la sous-préfecture du Gers, avec 8 500 habitants et LA ville de l'Armagnac.

Les quais de la Baïse (aujourd'hui privés) permettaient l'acheminement de l'armagnac.

À proximité de l'hôtel, il y a une salle de spectacles, installée dans un ancien temple.

Les toits des hôtels particuliers bordant les rues ont souvent des génoises, appelées ainsi car fabriqués par des maçons génois. Ils sont arrivés en France, à la suite de Catherine de Médicis. Le nombre " d'étages " indiquait le rang social de leur propriétaire.

La cathédrale Saint Pierre a plusieurs fois été construite, détruite et reconstruite. Un évêque du lieu, originaire d'Albi, nous permet d'expliquer que le jubé (une tribune et une clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef. Il tient son nom du premier mot de la formule latine " jube, domine, benedicere " qu'employait le lecteur avant les leçons de Matines) de la cathédrale ressemble à celui d'Albi (Tarn).

Pendant un temps, elle fut une caserne.

À l'arrière de la cathédrale, se trouve un ensemble de statues de 5,5 tonnes qui représente d'Artagnan et les 3 Mousquetaires (Athos, Porthos et Aramis). Cet ensemble, installé en 2010, est l'œuvre du sculpteur Zurab TSERETELI, qui en a fait don à la ville.

Nous partons ensuite en car pour Gondrin, village natal des Montespan.

Il y a eu un château, mais il n'en reste quasiment rien, en dehors des anciennes écuries qui ont été transformées en halles couvertes.

Nous allons ensuite dans une fabrique de croustade artisanale (ou pastis gascon) pour en découvrir les secrets de fabrication.

À l'origine, ce dessert était fait pour des fêtes familiales.
L'avantage de la croustade est qu'on peut la faire quelques jours avant la fête.

La garniture est à base de pommes et d'Armagnac.
Après une présentation du processus de fabrication, nous passons à la dégustation.

Puis, retour à l'hôtel pour le diner, à l'issue duquel il est possible de se retrouver dans la salle de réunion pour une soirée informatique.

En effet, nos trois collègues Yves AUGUSSEAU, Bernard BÉZY et Jean-Pierre UGUEN sont venus avec leurs ordinateurs et des grands écrans pour répondre à nos questions ou résoudre les soucis sur les logiciels Généatique et Heredis.

Jeudi 18 Mai 2017

Nous partons en car pour Auch.
21 800 habitants, préfecture du Gers.

La journée sera fraiche (environ 18°) et pluvieuse
Cela sera d'autant plus dur que la veille était ensoleillée et très chaude (environ 30°).

Mais notre président Jean-Pierre UGUEN avait prévu ce temps guère clément et nous offrit à chacun et à chacune une veste de pluie qui transforma notre groupe en une volée de canaris !

Auch est la capitale de la Gascogne, sur la rive gauche de la Garonne.

C'est la région des 9 peuples, selon les romains
Les Gascons sont des celtes ibères.
Les Romains restent environ 5 siècles dans ce qui sera l'Aquitaine, et qui deviendra le Comté de Toulouse.
Puis ce sera la Vasconie (qui deviendra la Gascogne).
Malgré les diverses invasions (dont celles des Vandales, puis des Arabes), l'unité gasconne reste jusqu'à la Révolution Française.

La langue gasconne est une langue latine, de même consonance que le catalan ou le portugais.

Pour visiter la cathédrale Sainte-Marie d'Auch, notre groupe se scinde en deux.

Initialement, aux Ve ou au VI e siècle, il y avait sans doute un petit oratoire.
Puis une cathédrale romane est inaugurée en 1020.
Vers 1100, des moines voisins, en désaccord avec l'évêque, incendient la cathédrale.
Elle sera reconstruite en pierre calcaire de la région de 1489 à 1680, ce qui en fera la dernière cathédrale gothique construite en France.
Elle ressemble un peu à Notre-Dame de Paris, dans un style épuré, dans le classicisme à la française.
Des grilles ont été rajoutées à la façade au XVIII
e siècle pour empêcher les vagabonds et les femmes de petite vertu d'accéder au porche.

La cathédrale fait 26 m. de haut, 36 m. de large et 106 m. de long.
L'architecture intérieure est de style gothique flamboyant.

Dans le chœur, il y a un jubé au dessus duquel se trouve un orgue du XIX e siècle construit par le célèbre facteur d'orgues Aristide CAVAILLÉ-COLL.
Un autre orgue, du XVII
e siècle, est à l'entrée de la nef au dessus du porche.

Vers 1520/1550, les 113 stalles en chêne trempé sont installées dans le chœur.

Par le passé, l'Évêque et ses chanoines se réunissaient là 8 heures par jour pour prier.
Les stalles sont toutes sculptées, et comptent environ 1 500 petits personnages.
Il y a presqu'autant de femmes que d'hommes.

Ce sont des personnages allant d'Adam et Ève aux grands saints.

Les 18 grands vitraux ont été faits entre 1507 et 1513 par Arnaud de MOLES et peuvent être répartis en deux groupes :
* 3 verrières historiées (création du monde, crucifixion, résurrection) ;
* 15 typologiques (patriarches, prophètes, apôtres et sybilles = prophétesses antiques). Le dernier vitrail est signé par Arnaud de MOLES.

Puis nous partons sous la pluie à la découverte des rues d'Auch (les " pousterles " sont le nom de ces ruelles moyenâgeuses).

On sait peu de choses avant la " pax romana ", période à laquelle un forum pavé est construit.

Ensuite, il y a différentes invasions barbares.

Les habitants de l'époque s'appellent les " Vascons " qui deviendront les " Gascons " ultérieurement.

Des remparts sont construits autour de la ville pour la protéger.

La ville s'agrandit mais peu pendant longtemps.

Au XVIII e siècle, l'intendant Antoine Mégret d'ÉTIGNY abat les remparts et agrandit la ville, qui passe de 5 000 à 10 000 habitants. Et au XIXe siècle, on construit l'escalier monumental afin de relier la ville haute à la ville basse. Ainsi, les 375 marches permettent de combler les 35 m. de dénivelé.

Après cette visite, nous reprenons le car pour Sempouy (Saint-Puy), le pays du canard, pour déjeuner à la ferme " Terre Blanche " d'un menu basé sur le canard.

Puis, nous allons à Valence-sur-Baïse, pour visiter l'Abbaye de Flaran.

Sur le trajet, on peut voir des pigeonniers.

Pendant longtemps, les fientes de pigeons servaient d'engrais dans les champs, jusqu'en 1820/1830 environ.
Mais à cette période arrive le guano du Chili, lui-même remplacé vers 1907/1908 par les produits Bayer/Monsantos encore connus de nos jours. Et les pigeonniers ne servent plus.

L'abbaye de Flaran est une abbaye cistercienne du XIIe siècle.

Au Moyen Âge, le mode de vie était toujours à peu près le même : il y avait les moines (qu'on appelle aussi les moines de chœur) qui priaient et chantaient lors des 7 offices de la journée. Ils étaient aidés au travail des champs par des convers, qui ne se mélangeaient pas aux moines. Ils avaient leurs propres accès à l'église et au monastère. Même lors de leurs enterrement, les moines allaient au cimetière, tandis que les convers étaient enterrés au jardin. Et on plantait un arbre sur leur corps.

Gabriel de LORGES, comte de Montgomery, chef protestant et iconoclaste, lors des guerres de Religion, a ravagé l'abbaye, qui sera reconstruite un siècle plus tard par des moines de Saint Victor venus de Marseille pour la repeupler. Mais la prébende désigne ensuite le père Abbé. Les moines vivant sur place, il n'y avait pas besoin de les appeler de loin pour prier. Ce qui explique qu'il n'y ait pas de clocher. Par contre, l'abbaye possédait son pigeonnier et son jardin était coupé en plusieurs parties :
* le jardin aux herbes ;
* le jardin médicinal.

En effet, la règle cistercienne demandait aux moines d'être le plus possible autonome et ils devaient dépendre le moins possible de l'extérieur.
C'est également pour cela que l'abbaye devait être construite près d'un cours d'eau.
En dehors de la cuisine, seule la chaufferie avait droit à du feu.

Les moines pouvaient accéder à la salle capitulaire, contrairement aux convers qui restaient dehors et n'avaient pas le droit de parler (ils n'avaient pas voix au chapitre). Les moines dormaient initialement dans un dortoir commun. Mais par la suite, ils ont pu dormir dans des cellules individuelles.

Il n'y a jamais eu plus de 22 moines en même temps.
On le sait car au delà de ce nombre (selon le mode de vie des cisterciens), une abbaye envoyait des moines fonder un autre monastère. Et Flaran n'a jamais fondé d'autre abbaye.

À l'origine, la 1re abbaye cistercienne est Cîteaux (d'où le nom : cistercien). Elle a fondé 4 abbayes (ses 4 " filles ") dont Florimond.
Flaran a été fondée par une fille de Florimond.

Puis, nous partons pour le Château de Cassaigne, producteur d'Armagnac.

C'est un château du XIIIe siècle, remanié au XVIe siècle par les évêques, propriétaires jusqu'à la Révolution Française.
Puis, un intendant du château le rachète.
Depuis elle appartient à la même famille depuis 6 générations, mais c'est une société qui gère le domaine.
Ce dernier a 30 hectares de vignes, dont 20 de blanc et 10 de rouge, pour faire du Floc rouge.
L'Armagnac est fait avec du blanc, et prend sa couleur ambrée en vieillissant. Une fois vinifié, le vin est chauffé en alambic pour le transformer en eau de vie à 60-65°. Puis, il vieillit en fut (en foudre de 11 000 litres) ou en barriques de chêne.
L'Armagnac peut vieillir 40 ans, et les 60° de départ peuvent baisser à 40°. Passé 40 ans, le vin est mis en grosse bouteille (en dame-jeanne) et peut se conserver longtemps. Par contre, dès qu'il est en bouteille, il ne vieillit plus.

On peut mettre en bouteille :
* soit des assemblages de différentes années, parmi lesquels on distingue :
- les Armagnacs " Réserve ", de 4 ans et plus ;
- les Armagnacs " Vieille Réserve ", de 6 ans et plus ;
- les Armagnacs " Très Vieille Réserve ", de 12 ans et plus ;
- les Armagnacs " Hors d'Âge ", de 18 ans et plus.
* soit un millésime (vin qui aura passé minimum 20 ans en fut).

La date mise sur la bouteille correspond à la date de mise en bouteille. Le vin a donc minimum 20 ans de plus que la date annoncée.

Le chaix et la cuisine du château de Cassaigne datent du XVIe siècle. Le plafond de la cuisine est en forme de " cul de four ". La clé de voute est en bois, car à l'origine, un chêne était planté là, et on a construit autour, avant de le couper à la fin.

Après ces explications, dégustation d'Armagnac, avant de rentrer à l'hôtel pour diner.

Mais la journée n'est pas finie.
Car, pour ceux qui le veulent, Jean-Pierre UGUEN fait un rappel sur grand écran de tout ce que propose le site internet de notre Association, le Cercle Généalogique de Languedoc (que ce soit les différentes pages ou les tutoriels). En effet, peu de pages sont visitées et exploitées.

Vendredi 19 Mai 2017

Nous partons pour le département voisin des Landes, pour aller à Escalans dans la Ganadéria de Buros, ferme pédagogique avec élevage de vaches destinées à la pratique de la course landaise.

Cette ganadéria est dans les landes de Gascogne, recouvertes de pins (environ 1,2 million d'hectares) plantés sous Napoléon III.
En effet, ce dernier pensait que les pins consommaient beaucoup d'eau. Il fit donc une loi en 1857 pour planter des pins afin d'assainir les marécages.

Arrivés à la ganadéria, nous sommes accueillis par le maître des lieux Jean BARRÈRE, alias Lou Jan dé Buros, éleveur et ancien écarteur landais.

C'est une ancienne métairie, occupée par la famille de Jean depuis 5 générations.

Par le passé, les nombreux troupeaux (de 100 à 200 bêtes) donnaient beaucoup de fumier pour la ferme.
En hiver, ils bougeaient beaucoup et tous les jours.
Les bergers les suivaient, en échasses, car cela permettait de voir loin et de faire de plus grands pas pour suivre plus facilement les troupeaux.

En 1890, l'arrière-grand-père de Jean devient légataire universel de la ganadéria.

Mais les troupeaux de brebis mangeant les jeunes pousses de pins, les troupeaux disparaissent et les bergers se reconvertissent en cultivateurs de pins.

Des arènes sont également construites vers 1890/1900 pour y faire des animations de courses landaises avec des vaches.

Les anciens meubles que les bergers utilisaient pour mettre leurs échasses sont transformés en bar (rien ne se perd et tout se transforme).

Si on parle d'arènes, on peut aussi parler de tauromachie. Il en existe 4 sortes :
* espagnole (avec mise à mort) ;
* portugaise à cheval (sans mise à mort) ;
* nîmoise ;
* landaise (avec vaches coursières).

Ensuite, nous montons dans une remorque aménagée pour aller dans un champ fermé en enclos pour voir des futures vaches de courses (ce sont de jeunes vaches).

Il y a en bêtes 50 adultes et 30 jeunes.

La ganadéria fait environ 130 hectares.

La pluie semble nous avoir oubliés, car nous pouvons faire un tour au sec.

En réalité, les vaches dite " landaises " sont d'origine espagnole, car les vraies vaches landaises n'existent quasiment plus.
Ces vaches ne sont pas dressées. Mais elles sont habituées à vivre en troupeau sur un espace important. Du coup, lorsqu'une vache se retrouve seule dans l'arène (donc en espace réduit), elle coure et fonce naturellement.
Les vaches ont de grandes cornes. On y met parfois au bout des bouchons pour protéger ceux qui participent aux courses.

Puis nous déjeunons sur place.

À la fin du repas, Jean BARRÈRE nous diffuse un petit film sur son musée familial mais surtout sur les courses landaises avec ses codes pour les écarteurs et les sauteurs.

Puis, nous partons pour Éauze, une ancienne cité Gallo-Romaine, occupation gauloise avec la 1re cité d'Éauze, qui était située à 3 km au nord du site actuel.
Les occupants étaient des " Élusatses ", donc des Aquitains.
Mais il existe 23 peuples aquitains entre la Garonne et les Pyrénées.
Ces peuples aquitains sont battus par Jules CÉSAR en 56 avant notre ère, et les romains construisent un oppidum.

Apparaît ainsi un réseau très structuré de rues, sur près de 50 hectares, reliant les autres villes par des voies romaines.
La ville actuelle est ainsi créée et profite de la " pax romana " pendant 2 siècles.

Il y a un sénat local et un questeur.

C'est une cité favorisée dans le sens où elle est de droit romain.

À cette époque, le service militaire durait 25 ans.
À la fin de son service, on devenait romain et on pouvait monter socialement.

Au milieu du IIIe siècle, il y a une grave crise politique et économique.

On peut voir au musée un sarcophage de cette époque.

Au IVe siècle, elle devient la capitale d'une nouvelle province des 9 peuples (novempopularie) du sud de la Garonne.

La ville s'agrandit et reste ouverte.

Puis, les grandes invasions voient défiler Germains, Wisigoths, Francs et Vascons (la Vasconie deviendra la Gascogne).

L'évêque finit par se mettre à l'abri à Auch.

Un monastère se fonde au Xe siècle sur la colline, à l'emplacement de l'église actuelle.
Les habitants viennent se réfugier autour.
Mais le monastère est par la suite rasé par le cardinal de Richelieu au XVII
e siècle.

La cathédrale Saint-Luperc est très ancienne.
Ravagée comme la ville par les Wisigoths au IV
e siècle.
Elle est reconstruite un siècle plus tard avec des pierres de réemploi de l'ancienne ville romaine.

À l'époque, Éauze est aussi importante que Lyon, mais cela ne l'est plus maintenant.

La cathédrale ressemble aux Jacobins de Toulouse et est construite avec des pierres et des tuiles. Elle est de style roman à l'origine, puis des ouvertures de style gothique apparaissent. Elle possède un joyau : une statue de la Vierge, du XVIIIe siècle.

Nous allons ensuite visiter le musée du Trésor d'Éauze.

C'est un musée archéologique, inauguré en 1995, qui conserve des objets découverts lors de fouilles faites vers 1880 lors de la construction de la gare.
On peut également y admirer des outils rudimentaires en pierres datant du paléolithique.

Au 1er étage, des peintures présentent la vie quotidienne à l'époque romaine.
On peut voir également de nombreuses poteries, et une mosaïque est reconstituée sur un mur.
Le fameux Trésor de 28 003 pièces romaines en argents et 6 pièces d'or, ainsi qu'une cinquantaine d'objets précieux (bijoux et couverts) se trouve au sous-sol.
Ces pièces ont été découvertes à la toute fin des fouilles effectuées le 18 septembre 1985 lors de travaux près de la gare.
Le site de découverte se situait en bordure de la ville antique, dans un secteur occupé par les potiers. Ces pièces ont été enterrées vers l'an 261.

Dernière étape, nous partons pour Mouchan et son église romane dédiée à Saint-Austregésile.

Une des absides du chœur est en fait une ancienne tour sarrasine (l'une des 5 tours restant dans le Gers).

Puis nous rentrons à l'hôtel, où nous prenons congé de notre guide Jean LABAT et de notre chauffeur qui nous ont accompagnés pendant ces 3 jours de visites.

Comme toujours, au diner, nous dégustons de bons plats élaborés à partir de produits locaux.

Ensuite, nous avons droit à une animation folklorique assurée par " Les Troubadours de Lomagne " pendant 1 h 30 environ.

Ceux d'entre nous qui le souhaitent peuvent même danser avec eux 2 ou 3 fois.

Samedi 20 Mai 2017

Une dizaine de collègues nous rejoignent pour notre traditionnelle partie administrative de notre Assemblée Générale qui a lieu dans la salle de réunion de l'hôtel parfaitement équipée avec vidéoprojecteur et sonorisation.

Puis après le déjeuner, nous devons nous dire au revoir.

Et nous nous donnons rendez-vous l'an prochain pour notre prochaine Assemblée Générale (à moins que nous ne nous retrouvions précédemment dans les permanences et réunions de nos différentes Sections Locales ou sur différentes Journées, Rencontres et autres Salons tout au long de l'année).

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